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30.11.2007


Le leader du championnat d'Angleterre, Arsenal, effectue samedi, lors de la 15e journée, un déplacement périlleux chez une équipe d'Aston Villa en forme, 6e après quatre victoires consécutives. Entraîné par le Nord-Irlandais Martin O'Neill, qui a d'avance décliné le poste vacant de sélectionneur de l'Angleterre, le club de Birmingham, a remporté cette semaine un succès éclatant à Blackburn (O-4), qui n'avait jusqu'alors perdu que deux matches. Cette démonstration lui permet de rêver d'une première victoire sur les Gunners depuis 1998. Pendant qu'Aston Villa détruisait Blackburn, Arsenal, en Ligue des champions, ramenait de Séville sa première défaite de la saison (1-3). Les Londoniens sont également revenus d'Espagne avec une inquiétude concernant leur milieu Cesc Fabregas, touché à une cuisse. Le retour de l'attaquant Robin van Persie, blessé la saison passée, devrait être reporté. Manchester United, 2e, espèrera un faux-pas des Gunners pour compenser sa défaite à Bolton (0-1). L'équipe d'Alex Ferguson reçoit lundi Fulham, 12e. Liverpool, 5e, qui a inscrit 17 buts lors de ses quatre derniers matches et reste invaincu en championnat, présente une forme qui devrait lui permettre de battre dimanche à Anfield Bolton, 15e, qui semble se résigner à perdre sa star, Nicolas Anelka, lors du mercato d'hiver. Chelsea, 4e, qui n'a plus perdu depuis deux mois et reste sur un triomphe à Rosenborg en Ligue des champions (4-0), reçoit West Ham calé au milieu du tableau (10e) et difficile à manoeuvrer. Le trouble-fête du début de championnat, Manchester City, 3e, peut espérer rester dans le carré de tête. L'équipe de Sven-Goran Eriksson se déplace chez le relégable Wigan, 19e, qui reste sur huit défaites consécutives, avec 20 buts encaissés pour trois marqués. L'équipe du nord-ouest a confié son salut à un nouvel entraîneur, Steve Bruce. Deux autres techniciens feront leurs débuts: l'ex-sélectionneur écossais Alex McLeish dirigera pour la première fois Birmingham, 16e, pour un déplacement à Tottenham, 14e, et Paul Jewell espère fêter son retour en Premier League en offrant sa deuxième victoire à la lanterne rouge de Derby County lors d'un déplacement chez un autre relégable, Sunderland (18e). L'entraîneur de Newcastle (11e), Sam Allardyce, pourrait être le prochain licencié en cas de faux-pas à Blackburn (9e). Interpellé cette semaine dans une affaire de malversations, celui de Portsmouth (7e), Harry Redknapp, devrait recevoir le réconfort de la forteresse de Fratton Park lors de la réception d'Everton, 8e. Le programme: 01/12 Chelsea - West Ham 01/12 Portsmouth - Everton 01/12 Reading - Middlesbrough 01/12 Wigan Athletic - Manchester City 01/12 Blackburn - Newcastle 01/12 Sunderland - Derby County 01/12 Aston Villa - Arsenal 02/12 Liverpool - Bolton 02/12 Tottenham - Birmingham 03/12 Manchester U. - Fulham Le classement: PTS JOU GAG NUL PER  BP  BC DIF 1 Arsenal 33 13 10 3 0 29 10 19 2 Manchester U. 30 14 9 3 2 23 7 16 3 Manchester City 29 14 9 2 3 18 14 4 4 Chelsea 28 14 8 4 2 21 9 12 5 Liverpool 27 13 7 6 0 22 6 16 6 Aston Villa 27 14 8 3 3 25 14 11 7 Portsmouth 26 14 7 5 2 25 13 12 8 Everton 23 14 7 2 5 26 16 10 9 Blackburn 23 14 6 5 3 17 17 0 10 West Ham 19 13 5 4 4 19 11 8 11 Newcastle 18 13 5 3 5 19 21 -2 12 Fulham 13 14 2 7 5 18 22 -4 13 Reading 13 14 4 1 9 17 31 -14 14 Tottenham 12 14 2 6 6 24 25 -1 15 Bolton 11 14 2 5 7 12 18 -6 16 Birmingham 11 14 3 2 9 13 22 -9 17 Middlesbrough 10 14 2 4 8 12 26 -14 18 Sunderland 10 14 2 4 8 14 29 -15 19 Wigan Athletic 8 14 2 2 10 10 25 -15 20 Derby County 6 14 1 3 10 5 33 -28

© 2007 AFP

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Les Lorrains, qui sont les seuls à tenir le rythme imposé par les Lyonnais, n'aurant pas un match facile au Mans, 6e, autre équipe surprise cette saison. L'OM se rend lui à Lille pour effacer son faux pas contre Besiktas en Ligue des champions et démontrer qu'il est toujours sur la voie de la guérison, au moins en L1.Le Mans (6) - Nancy (2) : Invaincus depuis sept matches, les Lorrains sont jusqu'ici les seuls à tenir le rythme effréné du leader lyonnais et abordent ce voyage au Mans en position de force. D'autant que le MUC72 a bien du mal à retrouver sa dynamique du début de saison et reste sur un cuisant revers à Auxerre (3-0). Un nouveau succès de l'ASNL lui permettrait en tout cas de faire le trou avec ses poursuivants et de prouver, une fois de plus, que sa belle forme actuelle ne doit rien au hasard.Lille (13) - Marseille (14) : La défaite concédée à Istanbul face au Besiktas (2-1), mercredi en Ligue des champions, a démontré que l'OM était loin d'être guéri malgré une embellie sur le front de la L1 (2 victoires consécutives). Les Olympiens ont donc tout à craindre de leur voyage à Lille surtout sans leur meneur de jeu Nasri, qui souffre d'une entorse à la cheville gauche. Si Valbuena, encore excellent en Turquie, devrait prendre le relais, l'entraîneur Eric Gerets est toujours confronté au cas Cissé, hors sujet depuis le début de saison et dépassé par Niang à la pointe de l'attaque.Lorient (11) - Saint Etienne (9) : La victoire contre Sochaux (1-0) n'a pas réussi à masquer les errements actuels des Verts et le climat pesant qui règne autour du club. Entre l'interdiction faite à Robert Herbin de pénétrer à l'intérieur du centre d'entraînement, le mutisme des joueurs, Saint-Etienne ne prépare pas vraiment le voyage en Bretagne en toute sérénité.Metz (20) - Auxerre (16) : Tout est possible entre des Messins, bons derniers et qui ne se sont toujours pas imposés à domicile, et des Auxerrois qui relèvent quelque peu la tête sans toutefois quitter les bas-fonds du classement. Mais la volonté d'un groupe de supporteurs lorrains de bloquer l'accès à une tribune du Stade Saint-Symphorien pour protester contre les mauvais résultats du club ajoute une pression supplémentaire à des joueurs messins inhibés sur leur propre pelouse.Monaco (8) - Nice (5) : L'ASM va beaucoup mieux après avoir enregistré entre septembre et octobre une série noire de six matches sans victoire (5 défaites, un nul). Mais gare aux Niçois qui devraient étrenner à l'occasion de ce derby un nouveau maillot controversé, couleur camouflage, et qui sont prêts au combat dans un stade Louis-II où ils sont invaincus depuis onze ans.Paris SG (18) - Caen (12) : les Parisiens croyaient avoir tout fait pour ne pas revivre leur calvaire de la saison précédente. Mais ce nouvel exercice se révèle lui aussi cauchemardesque. Relégation après leur défaite à Nice (2-1), le Paris SG ne peut absolument plus se permettre de perdre une nouvelle fois au Parc des Princes, là où il n'a encore jamais gagné cette saison en L1. L'état d'urgence n'a pas été officiellement été décrété, mais le climat est lourd du côté de la capitale. Le public parisien a fait preuve d'une patience inédite jusqu'ici, mais une nouvelle désillusion serait celle de trop. Face à Caen, qui jouera son 3e match en une semaine, le Paris SG va disputer sans doute le match le plus important de son début de saison.Sochaux (19) - Lens (17) : la saison dernière, cette rencontre aurait eu quelque chose de salivant. Mais là, les deux équipes vivent une saison catastrophique. Les Sochaliens sont en pleine errance, et semblent incapable de se relever, Lens n'est lui guère mieux loti. Les Nordistes ont perdu une belle occasion contre Caen (1-1) en match en retard cette semaine; il ne faudrait pas en rater une autre.<PHOTO2>Dimanche 2 décembre:Bordeaux (3) - Toulouse (15) : une réaction bordelaise après la gifle reçue à Caen est impérative. Les Girondins ont réussi à conserver leur 3e place malgré leur débâcle (battus 5-0), sauvant quelque peu les apparences. Ils vont devoir s'échiner à montrer que ce coup de massue n'était qu'un accident. Toulouse quant à lui semble complètement hors-sujet depuis le début de la saison. Leur élimination de la Coupe de l'Uefa va peut-être fouetter leur orgueil et les décider à s'y mettre.Valenciennes (7) - Rennes (4) : Rennes a pu mesurer l'écart qui le sépare encore de Lyon lors de la dernière journée. Mais les Bretons ont encore de belles perspectives devant eux, toujours bien placés à un point de la 3e place. Face à Valenciennes, qui n'a pris que 4 points sur ses quatre derniers matches, ils ont l'occasion de mettre un pied sur le podium.Lyon (1) - Strasbourg (10) : après la démonstration face à Rennes, leur nul face à Barcelone en Ligue des champions, la seule question qui se pose pour les Lyonnais est simplement de savoir s'ils auront suffisamment récupéré. Vu l'aisance avec laquelle l'OL survole les débats en L1, Strasbourg semble un peu à court d'arguments pour tenter de le faire douter. Mais Lyon, depuis quelque temps, sait qu'un éventuel faux pas pourrait profiter à Nancy, qui est loin d'avoir abdiqué, à 3 points derrière avec un match en retard. De quoi mettre l'OL un peu sous pression...

AFP

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Le Brésilien de l'AC Milan Kaka, vainqueur et meilleur buteur de la Ligue des champions 2007, orfèvre, altruiste et même beau gosse et coéquipier modèle, est le grand favori du Ballon d'Or-France Football décerné dimanche à 10h50 à TF1 au début de l'émission Téléfoot. L'exposition médiatique de la Ligue des champions ne devrait guère laisser de chances aux autres postulants à la victoire, le Portugais Cristiano Ronaldo (Manchester United/ANG), l'Ivoirien Didier Drogba (Chelsea/ENG) ou l'Argentin Lionel Messi (FC Barcelone/ESP). Le grand Brésilien a survolé la C1 avec une telle classe, marquant dix buts et offrant de nombreuses passes décisives dont une à "Pippo" Inzaghi en finale (2-1 contre Liverpool), qu'il devrait remporter le plus prestigieux trophée individuel du football. Le Ballon d'Or prend d'ailleurs cette année une nouvelle dimension, étendant son aire de sélection à la planète entière et plus seulement aux footballeurs jouant en Europe quelle que soit leur nationalité, et son jury aux pays non-européens ayant disputé au moins une fois la Coupe du monde (53 jurés européens, 43 des autres continents). Cela permet à l'Irakien Younis Mahmoud, capitaine des champions d'Asie 2007, de figurer parmi la sélection de 50 noms. D'autres joueurs que Kaka ont brillé en 2007, notamment le prodige portugais de "ManU", Cristiano Ronaldo, champion d'Angleterre (le palmarès de l'année est un des critères d'attribution du Ballon d'Or) et élu meilleur joueur de Premier League. Mais il a été battu en demi-finales de la Ligue des champions par... Milan (3-2/0-3) et les coups de patte de Kaka (un doublé à l'aller, un but au retour). L'Ivoirien Drogba présente également un profil de Ballon d'Or: il a beaucoup marqué pour Chelsea (20 buts en championnat, 6 en C1...), sublimé la Côte d'Ivoire qui est devenue une des meilleures équipes d'Afrique, et impressionné par son alliance de puissance physique et de finesse technique. Mais il a terminé dauphin de Ronaldo, en Championnat d'Angleterre comme pour le titre de meilleur joueur. "Leo" Messi, un des "Quatre fantastiques" de Barcelone (avec Thierry Henry, Ronaldinho et Samuel Eto'o, tous dans la sélection), a également tous les atouts d'un Ballon d'Or... mais il n'a rien gagné non plus la saison dernière avec un Barça secoué par la crise des pro-Ronaldinho contre les pro-Eto'o. Mais le trophée ne devrait pas échapper au Brésilien, qui se revendique homme de foi (protestant évangélique) et signe ses buts bras et index tendus vers les cieux. D'autres joueurs ont brillé en 2007, comme Cesc Fabregas, l'Espagnol d'Arsenal, le Suédois Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan/ITA), les Italiens Andrea Pirlo (AC Milan) et Francesco Totti (AS Rome), et deux joueurs du Real Madrid, le Brésilien Robinho et le Néerlandais Ruud van Nistelrooy. Ils figurent tous, comme Cristiano Ronaldo, Drogba et Messi, dans la liste des dix premiers du Ballon d'Or publiée - par ordre alphabétique - dans le France Football de vendredi, mais semblent trop loin de Kaka.

© 2007 AFP

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29.11.2007


"Quand on ne gagne pas chez soi et que l'on commence à perdre àl'extérieur, comme ce fut le cas à Nice le week-end dernier, il ne fautpas s'étonner de voir le PSG en si mauvaise posture après 15 journéesde championnat. Disons-le tout net : Paris n'a que ce qu'il mérite.Comment voulez-vous rivaliser avec les meilleures équipes de L1 avecl'effectif mis actuellement à la disposition de Paul Le Guen ? Lerecrutement de cet été est un fiasco. C'est à se demander s'il y a unesprit combatif dans ce groupe... Les joueurs parisiens travaillent-ilsavec sérieux aux entraînements ? Quand on joue à Paris ou à Marseille,il faut être meilleur qu'ailleurs. C'est loin d'être le casaujourd'hui. En fait, rien n'a changé dans cette équipe depuis lacatastrophique saison dernière. On ne le sait peut-être pas mais la CFAdu Paris-SG, l'an passé, s'était elle aussi sauvée d'une relégation enCFA2 dans les ultimes matches. Grâce à certains pros qui étaient venusdonner un coup de main. Le temps des années dorées sous Canal + estbien révolu. Paris n'est plus une grande équipe. C'est triste, commec'est triste de voir Metz bon dernier !"Guy Roux

SPORT / Guy Roux

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Platini a relancé son idée de police européenne du sport lors d'une conférence donnée à Bruxelles, jeudi. Le président de l'Union européenne de football (UEFA) veut la "charger de la lutte contre la violence, le dopage, la corruption et les paris illégaux". Il a demandé aux "autorités publiques, notamment l'Europe, de venir en aide à l'UEFA".Pour une stratégie européenne contre la violence dans le sport Michel Platini appelle à l'union sacrée. "L'UEFA fait son maximum mais ne peut lutter seule contre la violence dans et hors des stades. L'UEFA n'a pas le pouvoir de légiférer ou de faire justice. Les autorités doivent donc prendre leurs responsabilités", a-t-il expliqué.Une interdiction de stade à l'échelle européenneConcrètement, Michel Platini souhaite "dans un premier tempsque les interdictions de stade prononcées contre les hooligans àl'échelon national soient étendues au niveau européen". "Il n'est pas normal qu'un délinquant interdit de stade dans sonpays puisse assister sans problème aux matches de son équipe lorsquecelle-ci se déplace à l'étranger", a-t-il poursuivi.La Commission européenne soutient PlatiniLa Commission européenne, qui organisait la conférence, s'est engagée à financer dès 2008 une série de projets, comme "la formation de policiers spécialisés dans la lutte contre la violence dans le football. L'idée soutenue par Michel Platini d'une police européenne du sport aincontestablement gagné du crédit ces dernier mois", a déclaré lecommissaire européen à la Justice, l'Italien Franco Frattini.La commission envisage une réponse globale et demande la création d'un organe continental. "Tout seul, aucun pays ne pourra trouver les meilleures solutions pour lutter contre le hooliganisme. La Commission voudrait faciliter la création d'une plate-forme de coordination des actions des services de police, des autorités judiciaires, des fédérations sportives et des organisations de supporteurs", a annoncé Franco Frattini. L'Italien a expliqué que "des coopérations assez étroites entre autorités de police de différents pays existent et vont s'améliorer en vue de l'Euro 2008".  

SPORT / Matthieu Sustrac

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A croire qu'ils ne voulaient pas  la jouer... La prestation en Coupe UEFA desclubs français cette année a de quoi faire hurler. Jeudi, Rennes et Toulouseont respectivement coulé à Hambourg et Zurich (3-0 et 2-0). Après trois matchesdisputés, les deux équipes s'installent honteusement à la dernière place deleur groupe. Une performance qui laisse pantois surtout quand on sait qui sontleurs adversaires. Car dans la poule D, Rennes se retrouve tout de même devancé par un improbableclub tel que Brann Bergen, un nom qui ne fait franchement pas rêver le monde dufootball.  5e défaite en six matches pour RennesJeudi, c'est une véritable correction qu'ont subi lesprotégés de Pierre Dreossi à Hambourg, leur cinquième défaite lors de leurs sixderniers matches toutes compétitions confondues. Le score est sans contestationpossible : 3-0 (buts signés Van de Vaart, Choupo et Zidan). La qualificationsemble maintenant très délicate. Elle est même devenue impossible pour Toulouse. Le TFC acoulé à Zürich (2-0, buts signés Hannu Tihinen et Rafael de Araujo) et afficheun magnifique zéro pointé au compteur depuis le début des matches de poule.  Toulouse n'a plus gagné en match officieldepuis le 7 octobre et la qualification pour les seizièmes de finale de l'UEFA n'estdésormais plus qu'un doux rêve. Vous avez dit jeudi noir ?  Heureusement que Bordeaux était exempt... 

SPORT / Geoffroy Bresson

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28.11.2007


Défiant la loi mathématique, le coachmarseillais Eric Gerets va jusqu'à affirmer que son équipe seraqualifiée pour le deuxième tour de l'épreuve si elle l'emporte, alors qu'unevictoire de Liverpool contre Porto placerait encore l'OM sous la menacedu club anglais, qu'il reçoit lors de la dernière journée. LesMarseillais sont cependant entrés dans une phase plus conquérante cesdernières semaines, qui les autorise à croire à un résultat positif àIstanbul, dans une ambiance annoncée volcanique, quoiquemétéorologiquement humide. Voici les clés de ce match, face à desStambouliotes récemment humiliés par Liverpool et assoiffés deréhabilitation. L'impact retrouvé de Nasri.Le milieu de terrain offensif le reconnaît lui-même. "Je me sens demieux en mieux", confiait-t-il dimanche au lendemain de la victoire enchampionnat contre Metz, où il délivra deux balles décisives à Niang.Après plus d'un mois d'absence jusqu'à fin octobre en raison d'un virusméningé, l'international, auteur d'un but contre le Maroc, fait denouveau office de plaque tournante du jeu d'attaque marseillais. S'ilconfirme ses capacités "d'explosivité" démontrées devant Metz, qu'ilassure d'ailleurs avoir retrouvé lors de son séjour chez les Bleus,l'OM peut croire en un résultat mercredi. Surtout si, de surcroît, ilaffiche "plus de lucidité devant le but". Un niveau de jeu en hausse.Depuis trois matches, l'OM démontre des capacités de jeu probantes. APorto, à Lyon et devant Metz samedi en championnat, les Marseillais ontoffert une vrai continuité dans la construction, osant enfin prendredes risques, faisant nettement mieux circuler le ballon, notamment aumilieu où, en sus de Nasri, M'Bami affiche une forme ascendante. Geretssemble avoir donné à ses troupes un acquis tactique qui leur permet unecertaine sécurité dans le jeu. "Nous sommes plus forts, nous avons plusde certitudes dans notre jeu. Cela ne signifie pas que nous ne perdronsplus de match. Mais cela ne se passera plus de la même manièrequ'avant", assure ainsi le capitaine Lorik Cana. De quoi se mettre àl'abri de la folie stambouliote annoncée ? Quelles garanties en défense? AutantGerets semble tenir son équipe-type au milieu et en attaque, autant ladéfense lui donne quelques sueurs froides récurrentes. Blessures etsuspensions, il est vrai, ne l'ont pas épargné. Mais il cherche encorela solution sur les côtés (où Bonnart, qui a commencé la saison àdroite, repasse à gauche après les performances en berne de Taiwo). Etles erreurs individuelles l'irritent régulièrement. De la capacité desa défense à garder ses nerfs dans cette rencontre décisive dépend lesalut de l'OM à Besiktas. Faire face au public. Les30.000 spectateurs du stade Inönü sont réputés volcaniques. Jamais l'OMn'aura joué dans une telle ambiance cette saison. Mais Gerets, ex-coachde Galatasaray, croit pouvoir tirer profit de cette ambiance hostilepour motiver son équipe et lui apprendre à en déjouer les pièges. Cana,qui a déjà joué là contre la Turquie avec l'Albanie, parle d'un "genre d'expérience qu'il faut avoir vécu comme joueur de foot". Cematch sera donc, pour beaucoup, une question de nerfs. Besiktas revanchard.Humilié à Liverpool (8-0) lors de la quatrième journée, Besiktas ne peutperdre la face européenne une deuxième fois consécutive. D'autant quele club stambouliote joue sa dernière - et infime - chance d'accéderaux huitièmes. Et qu'il veut aussi prendre sa revanche sur le match aller (2-0 pour l'OM),où, estime le coach Ertugrul Saglam, l'arbitre "s'est montré troptolérant", ce qui aurait provoqué la blessure de deux de ses joueurs.

AFP ® fr

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Le PSG poursuit sa descente aux enfers. Sur le plan sportif d'abord, avec une 18e place synonyme d'une position de relégable pour la première fois de la saison après la défaite à Nice dimance (2-1). Sur le plan de l'amour des fans, ensuite, avec cette anecdote surprenante : ce mardi, pas un seul supporter ne s'est déplacé au Camp des Loges, le centre d'entraînement du club, alors qu'ils sont d'ordinaire au minimum une dizaine à scruter et à attendre les joueurs lors des séances quotidiennes pour obtenir quelques autographes. Personne, ni pendant ni après l'entraînement, n'est donc venu apporter un peu de baume au coeur des Parisiens. Le PSG coule seul et en silence, avec un entraîneur - Paul Le Guen - bénéficiant toujours d'une immunité aveugle qui pourrait définitivement disparaître ce week-end en cas de mauvais résultat au Parc des Princes face à Caen. Pas de quoi, pour autant, entamer le moral du bon président Alain Cayzac. D'autant que ce dernier assure avoir toujours la confiance des actionnaires du club."Si on écoute ce qui a été dit et écrit depuis hier, normalement les actionnaires devraient partir, normalement le président devrait partir, normalement l'entraîneur aurait présenté sa démission, normalement M. Chenut (patron du journal L'Equipe, ndlr) ou M. Fernandez (ancien entraîneur du club, ndlr) devrait venir au club... Reconnaissons que cela ferait un gros gros chamboulement, a ironisé Cayzac mardi sur les ondes de la radio Europe 1. Cela me laisse assez froid." Interrogé sur la discrétion du trio d'actionnaires du club, Butler Capital Partners-Colony Capital-Morgan Stanley, depuis le début de la saison, Cayzac a répondu : "Bien sûr ils sont très discrets. Un actionnaire n'est pas forcément là pour faire des déclarations. Un actionnaire fait confiance à un management, le jour où il ne fait plus confiance, il a toute la latitude pour se séparer. C'est la loi de l'entreprise. Ils sont dans cette logique-là."   "Pas envie de vendre"                        "En tout cas je peux vous dire qu'ils sont à mes côtés, a assuré le président parisien. Mais le plus important, plutôt que de me soutenir, c'est qu'ils soutiennent la politique qu'on a choisie avec Paul Le Guen, qui est une stratégie de reconstruire le club en demandant évidemment un petit peu de temps. Pour que cette stratégie réussisse (...), il faut un peu de patience (...) et il faut aussi qu'il y ait des progrès notables tous les ans, a résumé Cayzac, et là je reconnais que je n'ai pas prouvé que les progrès étaient significatifs puuisque l'on est encore au bas du classement."Selon le quotidien Le Parisien, la famille royale du Qatar aurait manifesté son intérêt pour une éventuelle reprise du club auprès des actionnaires, qui ont écarté la perspective de le céder. "J'ai lu que des Qataris souhaitaient racheter le club, pourquoi pas ? Première nouvelle, a réagi Cayzac. Ce qui est le plus important c'est que les actionnaires actuels n'ont pas envie de vendre." On les comprend. Le PSG fait tellement rêver en ce moment...

SPORT / Alexandre Herbinet

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Raymond Domenech avait un seul regret à l'heure du déplacement sans suspense de l'équipe de France en Ukraine, la semaine dernière, pour le dernier match des qualifications à l'Euro 2008. "J'aurais aimé voir mes jeunes joueurs devoir aller chercher leur ticket dans un match couperet, expliquait alors le sélectionneur national. Ce genre de match forge le mental des joueurs et leur apporte beaucoup d'expérience." Ses Bleus n'y auront pas tous droit, mais Domenech peut au moins se rassurer au sujet de ses deux jeunes merveilles, Hatem Ben Arfa et Karim Benzema (sans oublier Toulalan, Clerc ou Govou) : les deux attaquants lyonnais vont bien vivre une rencontre à la vie à la mort avant la fin de l'année, à Glasgow, en Ecosse, le 12 décembre, pour un duel contre les Rangers où l'OL sera dans l'obligation d'aller chercher la victoire pour poursuivre sa route dans la plus grande compétition européenne.  Ça va être chaud à Ibrox Park et  Ben Arfa en salive d'avance : "C'est génial de disputer un match où tout se joue sur 90 minutes. C'est aussi pour ces moments-là que c'est un métier extraordinaire. Il y aura beaucoup de pression mais j'ai déjà hâte d'y être." <PHOTO2>Premier enseignement pour Raymond : le génial Hatem semble aimer les soirées à tension où les grands joueurs font la différence. Car il y en aura, de la tension, sur la pelouse d'Ibrox Park. Et ce n'est pas l'entraîneur des Glasgow Rangers, Walter Smith, qui dira le contraire : "Une grande nuit nous attend dans deux semaines à Ibrox". Grande et belle. Avec du suspense, des coeurs qui battent, des souvenirs pour la vie. Et nul doute que notre bon Domenech verrait d'un bon oeil une victoire lyonnaise grâce à des buts de Benzema et Ben Arfa. Plus de raison de s'inquiéter, Raymond, ils vont l'avoir, leur match de toutes les peurs. Rien de mieux pour se blinder le mental en vue de l'Euro.

SPORT / Alexandre Herbinet

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27.11.2007


Marcelo Gallardo en a marre. Vraiment marre. Pas le genre à se laisser marcher sur les pieds, l'Argentin ne supporte plus sa mise à l'écart au PSG - 6 matches seulement en 15 journées de Ligue 1, dont un seul comme titulaire - et a donc décidé de se lancer dans un bras de fer avec le club de la capitale.  Un clash débuté ce week-end.  Convoqué samedi dernier pour jouer un match amical contre l'UJA de Choisy-le-Roy (CFA 2) avec la réserve de l'équipe parisienne, l'ancien meneur de jeu de Monaco ne s'est pas présenté au rendez-vous fixé, au contraire de ses collègues pros Bernard Mendy et Grégory Bourillon. Une absence sans raison officielle qui s'apparente à un acte de rébellion contre  son entraîneur Paul Le Guen et rapproche les deux parties d'un divorce désormais inexorable.Ecarté du terrain par Le Guen depuis l'arrivée de ce dernier à la place de Guy Lacombe, Gallardo souhaite quitter le PSG dès cet hiver et aimerait même, selon Le Parisien de mardi, résilier son contrat à l'amiable. Un accord dans ce sens pourra-t-il être trouvé où l'acte de désobéissance de l'Argentin va-t-il ruiner cette perspective alors que les relations entre le joueur et son entraîneur sont déjà au point mort ? Les prochaines semaines apporteront une réponse. Gallardo aurait d'ailleurs déjà refusé une offre venue du Qatar et espérerait désormais rentrer en Argentine après l'échec de son expérience parisienne (il a été recruté par Alain Caizac et Guy Lacombe en janvier 2007). Moins d'un an après son arrivée, Gallardo semble donc déjà sur le départ. Il n'aura jamais pu démontrer l'étendue de son talent sous les couleurs parisiennes. Il en avait pourtant envie. Pas Le Guen, qui a préféré tenter le coup de la politique des jeunes ces dernières semaines. Franchement, quitte à être 18e et rélégable après 15 journées, "El Muneco" - "la poupée", son surnom - aurait certainement pu donner un coup de main. Ou au moins avoir sa chance. Le Guen a des raisons que la raison ignore.

SPORT / Alexandre Herbinet

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