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02.03.2008


Sorti à l'heure de jeu face à Lille sans adresser le moindre regard à Ben Arfa, samedi au Stade de France, Benzema, a profité d'une attention médiatique et populaire sans égale pour faire connaître haut et fort son mal-être (dû à son positionnement sur le terrain) à un moment charnière de la saison et de sa carrière. Pour son entraîneur Alain Perrin, ce n'est "pas un secret", Benzema et Ben Arfa ne sont pas "les plus grands amis du monde". "C'est une histoire privée et il faut distinguer l'aspect professionnel du domaine affectif", a-t-il ajouté, toutefois "surpris" de l'attitude de son buteur vedette envers Ben Arfa. Benzema et Ben Arfa ont fréquenté ensemble le centre de formation de l'OL mais ont attendu un certain temps avant d'évoluer simultanément dans l'équipe professionnelle. N'occupant pas le même poste, ils n'ont jamais été en concurrence directe sur le terrain, mais ne sont ni amis ni complices, c'est un fait établi. Le meilleur buteur de la Ligue 1 (avec 16 buts et un total de 26 réalisations toutes compétitions confondues cette saison) a toutefois nié en vouloir à Ben Arfa, soulignant plutôt qu'il préfère jouer dans l'axe, et pas à gauche comme en moment avec la titularisation de Fred à ses côtés."J'étais énervé car je n'ai pas pris de plaisir à ce poste (à gauche de l'attaque), mais tout le monde a retenu que je n'ai pas tapé dans la main d'Hatem mais cela n'avait rien à voir avec lui, a-t-il affirmé. J'ai été sur le but (victorieux face à Lille samedi, quand il récupère avant de donner à Clerc, qui transmet à Fred) mais une action dans un match ne me suffit pas, a ajouté Benzema. Je pense avoir assez prouvé cette saison." L'expression de cette revendication, en forme de pression sur son positionnement sur le terrain, tombe à un moment clé pour le joueur. Les délices de la gestion des egoC'est d'abord l'heure de renégocier sa prolongation de contrat, qui pourrait en faire à 20 ans le joueur le mieux payé de l'effectif de l'OL et du Championnat de France. C'est aussi l'heure des sollicitations de plus en plus pressantes de la part des plus grands clubs européens comme le FC Barcelone, le Real Madrid mais aussi Manchester United. Jean-Michel Aulas s'était d'ailleurs offusqué de l'intérêt manifesté par Alex Ferguson, le manageur de MU, pour son joueur au moment de jouer le 8e de finale de Ligue des champions. L'Olympique lyonnais découvre, au fur et à mesure de son installation parmi les grands clubs européens, les délices de la gestion des ego. Benzema obtiendra sans doute de jouer dans l'axe, mardi à Manchester mais Fred, qui vient de faire gagner l'OL en marquant les trois derniers buts de son équipe face à Metz (2-0) et Lille (1-0), sans compter la qualification en Coupe de France contre Croix-de-Savoie (1-0), va certainement faire valoir très vite ses revendications après avoir mis plusieurs fois la pression à son club l'été dernier et cet hiver. A Alain Perrin et Jean-Michel Aulas de résoudre ces problèmes, ceux de clubs riches.

© 2008 AFP

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