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13.03.2008


Relais et châteaux Le Cazaudehore à Saint-Germain-en-Laye, à quelques centaines de mètres du Camp des Loges, le centre d'entraînement du PSG. Victime d'une élongation à la cuisse gauche, Pedro Miguel Pauleta n'a pas participé au "naufrage" bordelais (0-3), mais il était à Rennes pour une nouvelle défaite (2-0). Malgré cela, le Portugais est prêt à parler de tout. "Sauf de mes rapports avec Paul Le Guen, ça ne sert à rien que l'on s'attarde sur le sujet...", prévient-il. Entre une victoire en finale de la Coupe de la Ligue ou en Coupe de France et un maintien en L1, que choisissez-vous ? Pauleta : "A tout prendre, je préfèrerais que Paris reste en L1. Le championnat, c'est le plus important pour le club. D'accord, mais on a l'impression que le PSG ne sait plus quoi faire pour s'en sortir en L1...Cela fait longtemps que je dis que Paris vivrait une saison difficile. Comme celle que nous avons connu l'an dernier. Il nous reste dix matches pour nous sauver. Il faut qu'on gagne au moins quatre rencontres...Qu'est-ce qui vous faisait dire que Paris allait vivre une saison difficile ?Le fait de ne pas réussir à gagner à domicile... (première victoire au Parc en L1 le 12/01/08, PSG-Lens, 3-0, ndlr). C'est suffisant pour penser que la saison serait très délicate. Alors qu'à l'extérieur...(Il coupe.) On a été bon. La première partie de la saison a bien été négociée sur ce point. Mais cela n'est plus le cas depuis le début des matches retour (4 défaites, 1 nul, ndlr). Pour prétendre se maintenir, il faut surtout s'imposer à domicile. Le syndrome du Parc, vous y croyez ?Pas du tout. Si je pouvais jouer à chaque fois au Parc des Princes, devant nos supporters, je signe tout de suite. On dit qu'il y a de la pression dans ce stade... Moi, je ne trouve pas. Mais le football est tellement aléatoire. C'est parfois difficile de donner une bonne explication. Un peu plus encore quand c'est Paris..."La pression n'est pas une spécificité parisienne"Avez-vous déjà eu peur de fouler cette pelouse du Parc des Princes ?Jamais ! J'ai toujours joué avec confiance dans ce stade. C'est un lieu magnifique. J'ai d'ailleurs lu que c'était le stade préféré des joueurs de football. Pour certains de vos coéquipiers, cela ne semble pas être le cas...Je ne crois pas qu'ils aient peur. Ils ressentent surtout de la pression. Elle est nécessaire pour réaliser un bon match. La pression fait partie de notre métier. Ce phénomène, je le ressentais déjà quand je jouais à Bordeaux. Ce n'est pas une spécificité parisienne. Vous est-il arrivé de regretter d'avoir prolongé jusqu'en juin 2008 avec Paris ? Non. Je savais que c'était le mieux pour moi et pour ma famille. Je voulais terminer ma carrière internationale au Paris-SG. Ce n'est pas parce que les choses ne vont pas très bien en ce moment que je vais commencer à regretter mes choix. Cela ne sert à rien. Est-ce une hantise pour vous de faire l'année de trop ?J'espère que je ne raisonnerai pas comme ça une fois que ma carrière sera terminée. Pour que la question ne se pose pas, il est nécessaire pour moi de finir cette saison avec un titre... Êtes-vous usé moralement par ces deux saisons difficiles au PSG ?Ici, c'est toujours plus dur qu'ailleurs. La pression du public et des médias est plus forte. Si chaque année on a des soucis, ce n'est pas simple à gérer. A nous de rectifier tout cela. Au club aussi de former une meilleure équipe pour la saison prochaine. C'est la vie d'un footballeur qui assume ses choix. C'est vrai que j'espèrais que le PSG joue plus souvent le haut du tableau et qu'il remporte des titres. Mais il aurait fallu qu'on ait une grande équipe. <PHOTO2 size=max>On vous sent quand même marqué par la situation actuelle...C'est normal. Peut-être un peu plus encore, car je joue moins de matches qu'avant... Je vis une année spéciale, mais j'ai toujours autant confiance en moi. Il me reste deux gros mois avec Paris. J'espère atteindre mes objectifs : maintenir le club en L1 et gagner au moins une Coupe. Le PSG est-il toujours un grand club de Ligue 1 ? Oui, mais ce n'est pas une grande équipe. La personne qui n'a pas pris conscience de cela se trompe. En cas de victoire en Coupe de la Ligue, le PSG sera qualifié pour l'UEFA la saison prochaine. Seriez-vous prêt à continuer une année de plus ?Mon contrat se termine au mois de juin. Et je pense que c'est un souhait pour tout le monde que cela n'aille pas plus loin. L'histoire doit se terminer. Je vais avoir 35 ans dans un mois. C'est mieux pour tout le monde que je m'arrête. Les Emirats ou les Etats-Unis sont-elles des destinations envisageables ?Je vais d'abord rentrer chez moi aux Açores. Et après, on verra. Il y a 80 % de chances pour que j'arrête ma carrière en juin. On verra ce que l'on fera des 20 % qui restent. Je prendrai une décision définitive au mois de juillet.Si vous retournez au Portugal, que comptez-vous faire ? M'occuper de mon école de football aux Açores (Fondation Pauleta, ndlr). Il y a 200 enfants (de 10 à 14 ans, ndlr) qui m'attendent. Il arrive un moment où l'on ne peut pas toujours penser qu'à soi. "Mes amis au PSG ? Beaucoup de gens dans le secteur administratif..."On sait très peu de chose sur vous. Pourquoi entretenez-vous ce côté mystérieux ?On doit toujours séparer les genres. Il y a le joueur et l'homme privé. Je suis quelqu'un de tranquille, qui protège beaucoup sa famille. Dans ma communication, je fais aussi très attention à ce que je dis. J'assume toujours mes propos. Quand j'ai envie de faire passer un message, c'est mûrement réfléchi. Que garderez-vous de votre passage à Paris ?Le fait d'avoir joué dans un grand club, totalement différent des autres. Je regrette seulement qu'on n'ait jamais réussi à créer une équipe de football. Ceci dit, j'ai aussi de bons souvenirs, comme ces victoires en Coupe de France ou la saison 2003-04 où on finit deuxième, à trois points de Lyon. Je continue à me demander pourquoi on n'a pas continué avec la même équipe. Il y avait un acquis incroyable. On aurait dû confirmer cette superbe année...Vous avez une explication ?C'est le problème de Paris. Ici, on change constamment d'entraîneur, de dirigeant, de président, de médecin, de kiné... Il faut que le club se stabilise. Quand ce sera le cas, il faudra faire venir des grands joueurs. Vous avez récemment défendu Mickaël Landreau qui traverse une passe difficile. Pensez-vous que d'autres joueurs auraient fait la même chose avec vous ?Oui. Une équipe, c'est ça. On devrait se défendre les uns, les autres. Ne faire qu'un !Au fait, qui sont vos amis au PSG ? Beaucoup de gens dans le secteur administratif... J'ai de bonnes relations aussi avec les joueurs, mais vous savez très bien comment ça se passe. On s'appelle le premier mois et puis après c'est fini. C'est la vie !"Propos recueillis par Lionel Vella

SPORT / Lionel Vella

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Commentaires

Le Paris Saint Germain des années 1996, 97, 98 . . . était excellent, plein de PULSE avec les Weah, Valdo, Ray...
Maintenant . . .

Ecrit par : modou | 13.03.2008

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